Les modèles d’IA à usage général comme GPT-4, Gemini ou Llama occupent une place à part dans le AI Act : ils ne sont pas conçus pour une tâche unique, mais servent de socle à des milliers d’applications dérivées.
Une obligation de documentation technique
Depuis août 2025, leurs fournisseurs doivent remettre une documentation technique détaillée aux autorités européennes, publier un résumé des données d’entraînement utilisées et mettre en œuvre une politique claire sur le respect du droit d’auteur — des obligations inédites pour des systèmes jusque-là largement opaques.
Un régime renforcé pour les modèles à risque systémique
Les modèles jugés à risque systémique, en raison de leur puissance de calcul ou de leur diffusion massive, sont soumis à des exigences supplémentaires : tests de robustesse réguliers, signalement des incidents graves et mesures de cybersécurité renforcées. Meta a d’ailleurs refusé de signer le code de bonnes pratiques associé, jugeant certaines obligations trop imprécises.